Bref rappel historique
On peut retenir de l'histoire de notre syndicat quelques dates et faits
marquants :
- en 1884, le droit syndical est reconnu en France ;
- en 1895, la Confédération
Générale du Travail est
créée ;
- en 1906, réaffirmation du principe
d'indépendance syndicale par adoption de "
la Charte
d'Amiens";
- en 1924, les syndicats de fonctionnaires sont reconnus ;
- en 1948, la CGT-FO est fondée sous ce sigle à
l’initiative de militant(e)s de la tendance "Force
Ouvrière" refusant l’emprise du parti communiste
sur la CGT.
Depuis ses origines, le principe et la pratique de l’
indépendance
syndicale ont guidé ses analyses et son action.
Cette indépendance vaut à
l’égard des partis politiques, des gouvernements,
du patronat et des églises. Ainsi, Force Ouvrière
ne prend pas position à l’occasion des
consultations politiques électorales quelles qu'elles soient.
À l’origine, au plan syndical, de la
création de nombreuses structures de protection sociale
collective (UNEDIC, Retraites complémentaires, notamment),
la CGT-Force Ouvrière, communément
appelée Force Ouvrière, a toujours
considéré que la
pratique
contractuelle était un outil important pour
construire et développer des droits collectifs à
tous les niveaux (interprofessionnel - branches
d’activité - entreprises).
Fondamentalement
attaché
aux valeurs républicaines et à la
laïcité, le syndicalisme Force
Ouvrière défend le service public et la
sécurité sociale comme des structures assurant
des droits égaux aux citoyens.
Au Trésor public
Créé par la fusion, en 1957, du Syndicat National
des Personnels du Trésor et du Syndicat National des
Percepteurs et Receveurs-percepteurs de France, le Syndicat National
des Services du Trésor (F.O.-Trésor) est depuis
toujours le syndicat le plus représentatif des services
déconcentrés de la Direction
Générale de la Comptabilité Publique
(D.G.C.P.) :
- avec
37%
des suffrages obtenus aux élections
professionnelles de 2007 ;
- avec
17
élus titulaires (sur
38) siégeant aux Commissions Administratives Paritaires Nationales
(C.A.P.N.) ;
- avec
4
sièges sur 10 au Comité Technique
Paritaire Central (C.T.P.C.) de la D.G.C.P..
- avec
plus de 650 élus titulaires (sur 1393 sièges) siégeant aux Commissions Administratives Paritaires Locales (C.A.P.L.).
Syndicat revendicatif
et
réformiste, FO-Trésor assure la
défense des intérêts
matériels et moraux de ses mandants.
F.O.-Trésor est fortement impliqué dans le
dialogue directionnel, tant au niveau local que national ; ses
élus et ses représentants défendent
ainsi quotidiennement tous les personnels du Trésor public.
Article 2, constitutif de la CGT, modifié par le IXe Congrès de la Confédération, à Amiens, du 8 au 16 octobre 1906
Le
Congrès confédéral d'Amiens confirme
l'article 2,
constitutif de la CGT.
La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les
travailleurs
conscients de la lutte à mener pour la disparition du
salariat et du patronat…
;
Le Congrès considère que cette
déclaration est une reconnaissance de la lutte
de classe, qui oppose sur le terrain économique, les
travailleurs en révolte
contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant
matérielles que
morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la
classe ouvrière ;
Le Congrès précise, par les points suivants,
cette affirmation théorique :
Dans l'œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme
poursuit la
coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du
mieux-être des
travailleurs par la réalisation d'améliorations
immédiates, telles que la
diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc.
Mais cette
besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du
syndicalisme ; il prépare l'émancipation
intégrale, qui ne peut se réaliser que par
l'expropriation capitaliste ;
il
préconise comme moyen d'action la grève
générale et il considère que le
syndicat,
aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir,
le groupe de
production et de répartition, base de
réorganisation sociale ;
Le Congrès déclare que cette double besogne,
quotidienne et d'avenir, découle
de la situation des salariés qui pèse sur la
classe ouvrière et qui fait, à
tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs
tendances
politiques ou philosophiques, un devoir d'appartenir au groupement
essentiel
qu'est le syndicat ;
Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le
Congrès affirme
l'entière liberté pour le syndiqué, de
participer, en dehors du groupement
corporatif, à telles formes de lutte correspondant
à sa conception
philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en
réciprocité, de ne
pas introduire dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors ;
En ce qui
concerne les organisations, le Congrès déclare
qu'afin que le syndicalisme atteigne son maximum d'effet, l'action
économique
doit s'exercer directement contre le patronat, les organisations
confédérées
n'ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se
préoccuper des partis et
des sectes qui, en dehors et à côté,
peuvent poursuivre en toute liberté la
transformation sociale.
Résultats
du vote
: Pour 830 - Contre 8 - Blanc 1